Il semblerait que les savants de
toute sorte se soient plongés corps et âme sur notre pauvre condition. A moins
qu’il ne soit surtout question que d’un vénal opportunisme. Mais les faits sont
là !
La dernière exposition
universelle a vu plus beau, plus grand, plus loin que notre vulgaire Tour
Eiffel : les Actroid-DER. Des robots-hôtesses d’accueil au physique
avenant (c’est d’ailleurs le premier argument marketing de la société qui les
loue), jeunes, souriantes, et « aussi compétentes que de vraies guides ou
hôtesses ».
Splendide ! Me dis-je. S’il
n’y a plus de travail pour les vrais humains, je ne serai plus tentée de
postuler à de tels miséreux gagne-pain.
Grave Erreur ! Analysons un
peu plus avant cette alléchante campagne promotionnelle :
« she has a
pretty face »
; “you are attracted by her girlish
gesture” et enfin, comble de l’argument commercial “she is also avalaible in a short hair”. Voilà résumé l’ensemble
des savoir-faire, savoir-être et savoir-tout-court que recherche un recruteur d’hôtesse
d’accueil. Cela confirme mes dires sur les tâches principales de l’hôtesse et l’inutilité
de ses optionnelles compétences. Si un robot peu la remplacer, par ailleurs, c’est
bien que le cerveau ne soit pas absolument nécessaire pour la réalisation de
ses missions quotidiennes.
Jusque-là, rien de bien étonnant (nous passerons sur la formidable misogynie du marketing).
Bon, un doute me ronge tout de même :
pourquoi la plupart des potiches
peuvent témoigner d’un bac+3, +4 voire parfois +5 et pourquoi alors est-ce une exigence
courante lors des campagnes de recrutement ?
Si vous souhaitez louer cette charmante hôtesse,
il vous en coûtera 2500€ pour 5 jours. Soit plus de deux mois de SMIC, salaire
courant de l’hôtesse « humaine »…

Tu vois, j'avais pas rêvé, ça existe vraiment les potiches virtuelles, mais celle là elle à l'air vraiment à la pointe de la technologie !
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