Honni soit qui mal y pense :
non, la potiche n’est pas qu’un souriant distributeur de prospectus !
Dans le quotidien régional Sud
Ouest du 23 décembre 2010, nous découvrions les nouveaux enjeux du métier dans
un remarquable article soulignant la nécessité de «revaloriser [ce] travail
pour qu’elles [les hôtesses] ne soient plus de simples distributeurs de
dépliants ».
Je trouve cette définition un peu
réductrice, ayant moi-même de lourdes responsabilités au quotidien. Le matin,
je suis chargée d’ouvrir les portes (pile à l’heure, souligné et en gras, sur
notre « pense-bête » [je ne l’invente pas]). Je dois aussi mettre la
météo à jour (il s’agit quand même d’un copier-coller d’un site internet, qu’il
va falloir reprendre et même parfois synthétiser !) et allumer l’ensemble
des écrans. Par la suite, je dois être capable de me servir d’un téléphone à
plusieurs boutons (communément appelé « standard ») et d’une caisse
enregistreuse. Toute la journée, je dois être en mesure de sourire en
permanence même si mon dos se lasse et mes mollets s’engourdissent. Je dois
savoir me retenir de dire ce que je pense au fond de moi, sincèrement, et le
soir, j’ai même la responsabilité de tout éteindre et fermer à clef. Alors qu’on
ne vienne pas me dire, maintenant, que je suis un « simple distributeur de
dépliant » . Sinon, on aurait déjà pensé à me remplacer par un robot (...)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire